Saison 2014-2015

Visage de Feu

Du 6 novembre au 23 novembre 2013
Salle principale

Du jeudi au samedi, 20h

Les mardis et mercredis à 19h

et le dimanche 10 novembre à 15h

Kurt et Olga, deux adolescents, sont frère et sœur. Ils vivent avec leurs parents, qui leur inspirent un intense dégoût. Olga se sent prisonnière de son enfance. Elle rêve d'une explosion, d'une éclosion qui la métamorphosera. Quant à Kurt, il refuse de devenir adulte.Afin de ne pas vieillir, il se ferme au monde des adultes et nourrit le feu qu’il sent en lui.Peu à peu, la tendresse entre Kurt et Olga se transforme en une intense relation tandis que de mystérieux feux ravagent la ville. La distance entre les enfants et les parents s'élargit. Et la révolte des adolescents, attisée par la passion, brûle tout sur son passage.

Écrite en une succession de courtes scènes coup de poing, Visage de feu décortique implacablement la chute d'une famille dysfonctionnelle vers un drame flamboyant. Dans cet intense huis clos, l'inaptitude et l'impuissance des parents n'a d'égal que la sensation d'urgence des enfants, qui justifie tous les excès.

 

* Marius von Mayenburg a remporté le prix Kleist et le Prix de la Fondation des auteurs de Francfort pour Visage de feu.

Auteur

Marius von Mayenburg

Traduction

Marc Blezinger, Laurent Muhleisen et Gildas Milin

Mise en scène

Joël Beddows

Assistance à la mise en scène

Justin Gauvin

Conception

Jean Hazel (scénographie)
Jean-François Mallet (environnement sonore)
Marc Paulin (éclairages)

Adaptation

Joël Beddows


Unce coproduction théâtre l'Escaouette (Moncton), Théâtre Blanc (Québec) et Théâtre français du Centre national des Arts (Ottawa)

 

En collaboration avec la Chaire de recherche en francophonie canadienne (pratiques culturelles) 


Marius Von Mayenburg

Né à Munich en 1972. Il fait tout d'abord des études de langue, littérature et civilisation allemandes anciennes, déménage en 1992 à Berlin, où, de 1994 à 1998, il suit au Conservatoire les cours d'écriture scénique avec Yaak Karsunke et Tankred Dorst, notamment.

En 1995, il fait un stage aux Münchner Kammerspiele. En 1996, il écrit les pièces Haarmann et Fräulein Danzer, puis en 1997, Monsterdämmerung et Feuergesicht (Visage de feu), pour laquelle il obtient le Prix Kleist et le prix de la Fondation des auteurs de Francfort. La pièce, créée à Munich en 1998, puis à Hambourg, par Thomas Ostermeier en 1999, a également été mise en scène en Grèce, en Pologne et en Hongrie. Collaborateur de l'équipe artistique de Thomas Ostermeier à la Baracke à Berlin (1998-1999), il rejoint en 1999 la Schaubühne comme auteur, dramaturge et traducteur (Gier / Crave de Sarah Kane, Kane, The City de Martin Crimp).

Depuis Parasites en 2000 il a écrit, L’enfant froid, Eldorado, Turista, Der Hässliche et Freie Sicht. En 2009, il y monte Die Taube ( Les Pigeons) de David Gieselman et Die Nibelungen de Friedrich Hebbel.

Joël Beddows

En tant qu’artiste, Joël Beddows est reconnu comme ayant un vif intérêt pour un répertoire exigeant et onirique, pour le théâtre de création et pour le théâtre pour adolescents. Entre 1998 et 2010, il a assuré la direction artistique du Théâtre la Catapulte d’Ottawa : au cours de son mandat, il a fait de cette compagnie vouée aux artistes en émergence l’un des théâtres de tournée les plus importants au Canada et un foyer pour les dramaturges et traducteurs franco-ontariens. En 2010-2011, il a œuvré en tant qu’artiste en résidence au Foyle Arts Centre à Derry en Irlande du Nord avant d’accepter la direction du Département de théâtre de l’Université d’Ottawa où il enseigne à titre de professeur agrégé depuis 2002. En tant que «chercheur-créateur», il anime aussi la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne (pratiques culturelles) vouée à l’exploration de nouvelles formes théâtrales.

 

Parmi ses mises en scène, il faut mentionner Faust :Chroniques de la démesure (1999) de Richard J. Léger, Safari de banlieue (2001) de Stephan Cloutier, Le Testament du couturier (2003) de Michel Ouellette, Cette fille-là (2004) de Joan MacLeod, La Société de Métis (2005) de Normand Chaurette, Les Entrailles (2007) de Claude Gauvreau, Le Chien (2007) de Jean Marc Dalpé, The Empire Builders (2008) de Boris Vian, Rage (2008) de Michele Riml, Swimming in the Shallows (2010) d’Adam Bock et Happy Days (2011) de Samuel Beckett.

Espace des curieux

Extrait du texte

Dans la salle de bain.

Olga. Qu'est-ce que tu regardes comme ça?
Kurt. Rien
Olga.  Oui, oui, tu regardes mon haut bandeau.
Kurt. Oui.
Olga. C'est un tube-top. Il te plaît?
Kurt.  J’sais pas.
Olga. Alors, qu'est-ce que tu regardes comme ça?
Kurt. Je ne sais pas ce que c'est.

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Marius von Mayenburg parle de Visage de feu...

« Le théâtre a toujours été violent ou considéré comme tel. Le drame émerge toujours du conflit, et l’une des stratégies humaines les plus significatives (pas les plus plaisantes, naturellement) pour traiter le conflit est la violence. La violence relève donc du genre théâtral lui-même. »

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Entrevue avec Joël Beddows, metteur en scène

Dans cette entrevue accordée au magazine web et télé RubyTFO, Joël Beddows explique pourquoi il a choisi de monter Visage de feu.


Visage de feu : un texte qui fait le tour du monde

Visage de feu a été présenté par tout dans le monde, notamment à :

Sydney (Australie), Budapest (Hongrie), Porto Alegre (Brésil), Sofia (Bulgarie), Mexico (Mexique), Amsterdam (Pays-Bas), Warsaw (Pologne), Lisbonne (Portugal), Saint-Petersbourg (Russie), Rome (Italie), Tokyo (Japon), Londres (Royaume-Uni), New York (États-Unis), Santiago (Chili), Pékin (Chine), Paris (France), Buenos Aires (Argentine), Istanbul (Turquie), etc.

La pièce a été créée en 1998 à Munich. Dans le programme de la soirée, on pouvait y lire ce texte de Marius von Mayenburg (traduction de Nathalie Ayotte).

Elle est présentée pour la toute première fois au Québec.

 

La dramaturgie allemande

Apprenez-en plus sur la dramaturgie allemande dans cet article de Laurent Muhleisen (qui a notamment traduit Visage de feu de l'allemand vers le français) dans cet article paru dans Jeu - Revue de théâtre en juin dernier.